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Inspection d’équipement CVAC; vos systèmes à risque de contamination fongique


Inspection d’équipement CVAC; vos systèmes à risque de contamination fongique

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Inspection d’équipement CVAC; vos systèmes à risque de contamination fongique

 

 

Par Claudia Beaumier

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, les systèmes CVAC sont des milieux propices à la prolifération des moisissures. Tout dépendra de la propreté des filtres, du taux d’humidité, du niveau de température maintenu et de l’état d’empoussièrement du réseau de conduits. Par conséquent, il est de mise de savoir minimalement détecter la présence d’une contamination fongique afin de faire appel à des professionnels qui pourront rectifier la situation. Ce texte traitera donc de la détection de ces microorganismes, des zones à risque ainsi que de la méthodologie de prélèvement et d’analyse en laboratoire.

 

 


 

Avant de tirer des conclusions hâtives, quelques étapes doivent préalablement être franchies. D’abord, à partir du moment où le doute s’installe, il ne faut surtout pas hésiter à effectuer une inspection visuelle dans l’unité de ventilation et dans les conduits. Ainsi, s’il y a présence de taches blanchâtre ou si une odeur d’humidité se dégage cela peut indiquer la présence de moisissures. Dans ce cas, ce sera ensuite le rôle d’un spécialiste de venir prélever des échantillons qui seront finalement analysés en laboratoire.

 

 

Inspection visuelle

inspection CVACL’inspection visuelle est une première étape importante qu’il ne faut surtout pas négliger. En effet, toutes les caractéristiques du bâtiment doivent être prises en considération. Que ce soit l’architecture, la qualité de la construction, l’âge et les matériaux, l’historique d’infiltrations d’eau, l’entretien et la qualité des réparations effectuées au fil du temps.

 

En ce qui attrait plus spécifiquement aux systèmes CVAC, une attention particulière doit y être apporté. Il n’est pas rare que de la condensation se créer et s’accumule à l’intérieur de ces équipements. Cela les rend alors particulièrement à risque. Quoi qu’il en soit, la chaudière, les appareils de chauffage, le climatiseur et les humidificateurs doivent être examinés exhaustivement.

 

Cette démarche est primordiale afin de localiser la formation de réservoirs propices à la croissance de microorganismes. Cette inspection visuelle permet, par la même occasion, de vérifier les conditions de propreté des systèmes de ventilation.

 

Évidemment, la propreté d’un système de ventilation peut être déterminée par plusieurs méthodes. Cependant, l’inspection visuelle demeure toutefois incontournable. D’ailleurs, l’article 104 du règlement sur la santé-sécurité au travail (c. S-2.1, r.19.01) précise que :

 

« tout système de ventilation mécanique doit être inspecté et réglé au moins une fois par année, et les filtres entretenus ou remplacés au besoin ».

 

 

Prélèvements d’échantillons

Il est possible qu’après une inspection visuelle un échantillonnage soit requis, pour cette étape il est fortement recommandé de recourir aux services d’un professionnel. Différentes techniques de prélèvement ont été développées afin d’identifier les divers types de contaminants ainsi que leur niveau de prolifération. Parmi ces méthodes se trouvent notamment la pellicule autocollante, l’écouvillonnage, les prélèvements d’échantillons bruts et l’échantillonnage de l’air.

 

Les prélèvements d’échantillons sont d’ailleurs mis de l’avant par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en Sécurité du travail (IRSST) qui préconise la méthode normalisée, d’échantillonnage des contaminants de l’air en milieu de travail. Pour ce faire, ceux-ci utilisent un impacteur qui permet de déterminer la granulométrie[1] des particules.

 

 

 

Méthodologie et analyse laboratoire

inspection CVACUne fois qu’une quantité probante d’échantillons a été extraite, ceux-ci sont ensuite acheminés vers un laboratoire d’analyse environnementale certifié. Au Canada, l’organisme réglementaire pour les laboratoires est l’Association canadienne des laboratoires d’analyses environnementales.

 

Après quoi, le laboratoire est à même d’exécuter son investigation selon une méthode de nature soit quantitative (nombre d’unités viables par mètre cube d’air, UFC/m3), et/ou qualitative (présence d’un genre et d’une espèce donnée).

 

Finalement, à la suite de la période d’incubation, les microorganismes sont dénombrés et identifiés selon le protocole mis en place. Cette étape est importante, car comme il a été mentionné plus haut, l’ampleur de la prolifération aura un impact sur la planification de l’intervention de décontamination. En effet, le dénombrement sert à calculer le nombre d’unités formatrices de colonies par mètre cube d’air (UFC/m3).

 

 

 

Zone à risque

L’article précédent fait référence aux risques de prolifération microbienne. L’ASHREA prévient, entre autres, des environnements où le taux d’humidité relative dépasse 70 %.

 

Il est vrai que la présence d’eau dans les systèmes de ventilation et les conduits à basse vitesse (<10 m/sec) constituent un facteur déterminant dans le développement des microorganismes puisqu’elle en favorise la croissance. De plus, lorsque la construction du plénum est faite de matériaux perforés et de laine isolante, l’accumulation de poussières et la présence d’eau provenant soit de l’extérieur ou de la condensation qui peut se former sur une paroi représentent également un risque potentiel pour le développement de microorganismes.

 

Il existe un consensus grandissant sur la nécessité d’assainir la prolifération intérieure visible de moisissures, quelle que soit la surface, pour réduire les dégâts structurels et les risques à long terme sur la santé. Lors de la prise de décision d’assainissement des moisissures cachées, plusieurs facteurs doivent être pris en compte : les voies d’exposition potentielle, l’effet des moisissures sur la solidité structurelle du bâtiment et la réceptivité ou l’état de santé de ses occupants. La viabilité et les espèces de moisissures n’interviennent pas dans cette décision.

 

 

Conclusion

Sachant que la prolifération microbienne a de sérieuses conséquences. Il est impératif de prendre en charge la situation de manière rigoureuse. La clé se trouve dans l’application de mesures préventives qui permettront de réduire ou à tout de moins de contrôler les milieux à risque. L’implantation d’un programme d’entretien ciblant les opérations de nettoyage et d’inspection afin de maintenir les composantes salubres et dans un état de fonctionnement optimal est assurément recommandée.

 

Malheureusement, à ce jour, il n’existe aucune norme au Québec et aux États-Unis concernant les expositions aux agents biologiques. Par contre, selon l’Association nationale américaine des nettoyeurs de conduits d’air (NADCA), l’inspection visuelle est la méthode privilégiée afin de s’assurer de la propreté à l’intérieur d’un système de ventilation. Si de la saleté visible demeure après le nettoyage des systèmes, la propreté est jugée inacceptable. En complément, il existe une autre méthode pour déterminer la propreté des systèmes en cas de doute. Il s’agit d’une méthode d’aspiration des poussières donnée dans le document de NADCA. Il est recommandé dans cette méthode que la densité de poussières à la surface intérieure d’un conduit après nettoyage ne dépasse pas .75 mg/100 cm2.

 

 

 

 

[1] Mesure de la forme, de la dimension et de la répartition en différentes classe de grain. Le Robert 2016


 

Sources :

 

 

[1] Mesure de la forme, de la dimension et de la répartition en différentes classe de grain. Le Robert 2016



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